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trouble du comportement alimentaire TCA

consultation
troubles du comportement alimentaire

  Au sens strict, il existe 3 troubles du comportement alimentaire, TCA, que le médecin (ou spécialiste) peut diagnostiquer (grâce au DSM-V) :

           L’anorexie

           La boulimie

           L’hyperphagie boulimique

 

   Il en existe d’autres dit non spécifiés (orthorexie, bigorexie, phobies, mâcher/recracher…), de plus en plus étudiés mais pour lesquels il n'existe encore que trop peu de critères permettant de les diagnostiquer.
 

   Pour prévenir, traiter ou accompagner ces troubles du comportement alimentaire, n'hésitez pas à demander de l'aide et à vous entourer, avec :


           un suivi médical avec son médecin traitant pour surveiller certains paramètres cliniques et biologiques (notamment en cas de comportement restrictif et/ou boulimique)
           un suivi psychologique avec un psychologue/psychiatre spécialisé
          
un diététicien nutritionniste ou un médecin nutritionniste sensibilisé et formé à la prise en charge des troubles des conduites alimentaires afin de restaurer un comportement alimentaire sain et adapté.

Il existe des solutions pour en sortir : les thérapies cognitivo-comportementales, l’ACT et la pleine conscience semblent faire leurs preuves pour se libérer des processus de troubles du comportement alimentaire.

Bien souvent, un accompagnement psychologique est essentiel : la pluridisciplinarité prend, dans ce type de pathologie, tout son sens.

Cette consultation est-elle pour moi ?

Quelques chiffres à propos des TCA

Près de 900 000 personnes en souffrent

Par manque de dépistage, la moitié ne sont pas pris en charge

 

Les femmes représentent 99% des personnes touchées

Deuxième cause de mortalité chez les jeunes

L'anorexie mentale touche environ 1% des femmes et 0,3% des hommes

La boulimie concerne environ 1,5% des femmes et 0,5% des hommes.

➐ L'hyperphagie boulimique concerne environ 3% des femmes et 1,5% des hommes

Avec la crise sanitaire de la COVID19, ces troubles ont connu une forte augmentation, de l'ordre de 30% au niveau national

Selon l’INSERM, une phase d’anorexie dure 1 an1/2 à 3 ans. Après 5 ans, 2/3 des patients sont guéris. Au delà, on parle d’anorexie mentale chronique. Des rémissions plus tardives sont  possibles.

À terme, la moitié des personnes soignées pour une anorexie mentale à l’adolescence guérissent, un tiers est amélioré, 21% souffrent de troubles chroniques et 5 à 6% décèdent. 

Comment ça se passe

Dans tous les cas, si vous avez un doute sur votre rapport à l'alimentation, faites le point avec un professionnel qui pourra vous accompagner dans votre démarche.

Je vous propose une approche comportementale intégrative :

Personnalisée avec des objectifs adaptés à votre état et à vos besoins

Globale : l’axe de travail doit comprendre la restriction cognitive, la thérapie cognitivo-émotionnelle et l’acceptation corporelle mais dans tous les cas, la prise en charge doit être spécifique à chaque patient.

✿ Valorisante : en utilisant les ressources que vous savez utiliser dans les situations où vous réussissez

Bienveillante : sans jugement et avec attention

En lien avec d’autres soignants : avec votre accord, je me mets en lien avec votre médecin traitant et nous travaillerons en collaboration avec d’autres professionnels (psychologues, psychiatres, sophrologues, ostéopathes, psychomotriciens, réflexologues,…) pour vous accompagner vers la guérison.

Questionnaire TCA

La HAS (Haute Autorité de Santé) oriente vers le questionnaire DFTCA (définition française des troubles du comportement alimentaire), pour un repérage ciblé des TCA :

2 réponses positives à ce questionnaire peuvent prédire un trouble du comportement alimentaire (ne se substitue en aucun cas au diagnostic d'un professionnel) :

Vous faites-vous vomir parce que vous vous sentez mal d’avoir trop mangé ?

Vous inquiétez-vous d’avoir perdu le contrôle de ce que vous mangez ?

Avez-vous récemment perdu plus de 6 kg en 3 mois ?

Pensez- vous que vous êtes gros(se) alors que d’autres vous trouvent trop mince ?

Diriez-vous que la nourriture domine votre vie ?

Les différents troubles du comportement alimentaire

Vigilance aux signes d'alertes

Chez les adolescentes, une perte de poids de 10% ou plus, des variations brutales de poids et de comportement, une aménorrhée, une préoccupation excessive autour de l’image du corps, de l’alimentation et de la diététique, ainsi qu’une mauvaise estime de soi, doivent être considérés comme des signes d’appel d’un comportement anorexique ou boulimique. D’autres signes comme les vomissements, le suivi « à la lettre » de régimes avec une perte de poids significative, une activité physique intense, témoignent d’un trouble alimentaire qui s’installe...

 

L’hyperphagie boulimique (Binge Eating Disorder)


Compulsions alimentaires SANS méthodes compensatoires.
Épisodes accompagnés d’un sentiment de perte de contrôle, de honte et de culpabilité et parfois de dégoût de soi.
Plusieurs complications peuvent apparaître : dépression, anxiété, troubles de l’image de soi, isolement... et des maladies comme le diabète, l’obésité...
30 à 50% des personnes souffrants d’obésité souffriraient d’hyperphagie !
La prise de poids pouvant être consécutive à l’absence de méthodes compensatoires (sport à outrance, laxatifs, purges...).

On compte  2 hommes pour 3 femmes et une apparition entre 20 et 30 ans, mais souvent prise en charge très tard car non/mal diagnostiquée.

La boulimie

Compulsions alimentaires accompagnées de méthodes compensatoires (vomissements, laxatifs, sport en excès, jeûne et les restrictions en tout genre, entraînent à leur tour de nouvelles crises d’hyperphagie, plongeant la personne dans un cercle vicieux....)
Épisodes accompagnés d’un sentiment de perte de contrôle, de honte et de culpabilité et de dégoût de soi.
Plusieurs complications peuvent apparaître : dépression, anxiété, troubles de l’image de soi, isolement...
Le risque de suicide est également important.
Grand risque de carences causé par les vomissements et/ou la prise de laxatifs, entraînant une chute des électrolytes (=> insuffisance cardiaque et/ou rénale).

Risque de mortalité semble tout aussi important que dans l’anorexie.

Ce trouble peut concerner tout le monde, même si on compte une majorité de femmes (15-35 ans).

L'anorexie mentale

   Selon le DSM-5, l’anorexie est définie par 3 critères... mais il a des limites.
On peut retrouver un comportement anorexique chez les personnes souffrantes d’obésité. Cela peut engendrer une prise en charge tardive et la maladie peut s’installer insidieusement.

Restriction alimentaire conduisant à un poids corporel significativement bas en fonction de l'âge, du sexe, de la trajectoire développementale ainsi que de la santé physique

Peur intense de prendre du poids/devenir gros(se), ou comportements persistant allant à l’encontre de la prise de poids alors que le poids est significativement bas

Altération de la perception du corps, influence excessive du poids ou de la forme corporelle sur l'estime de soi ou manque persistant de reconnaitre la gravité de la maigreur actuelle (déni)

   Anorexie mentale restrictive : l'amaigrissement obtenu uniquement par un régime très strict et une activité physique intense

   Anorexie mentale boulimique avec purge : la restriction s'alterne avec des phases d'hyperphagie qui sont compensées par des vomissements ou des purges (laxatifs, diurétiques) et/ou de l'activité physique excessive.


Il serait le trouble le moins fréquent mais le plus mortel.
La dénutrition liée, engendre souvent une aménorrhée, des troubles cardiaques, hématologiques, un plus grand risque d’infections, pouvant entrainer la mort. La maladie étant source de grandes souffrances psychologiques, de l’isolement, parfois un mauvais rapport avec l’entourage, le taux de suicide est également élevé.
Le diagnostic et la prise en charge semble favoriser la guérison et diminuer la chronicité.

Lors d'un déni, la personne peut ne pas avoir conscience de sa maladie et ne pas en voir les conséquences. Lorsqu’il se dissipe, le patient est souvent tiraillé entre la volonté de guérir et la peur de grossir. Le travail sur l’acceptation corporel est donc primordial.

Ce trouble peut concerner tout le monde.. On compte une majorité de femmes (14-30 ans).

L'orthorexie

L’orthorexie fait partie des TCA non spécifiés. L’orthorexie n’apparait pas dans le DSM-V. Elle a été décrite pour la première fois en 1997 par Bartman.


Caractérisée par une obsession de manger sainement. Une grande attention est portée sur le choix des aliments, leur préparation etc.
Très souvent, la qualité nutritionnelle passe avant le plaisir.
Comme les autres TCA peut conduire à l’isolement social afin d’éviter toute proximité avec des aliments ou comportements « malsains ».

Elle toucherait moins de 5% de la population. Cependant, depuis la mode du Healthy ce chiffre pourrait être bien plus élevé. Elle serait aussi fréquentes chez les hommes que chez les femmes. Les personnes à risques sont les diététiciens, les coachs sportifs/nutrition, naturopathe, les personnes souffrants de TCA, celles qui ont suivis des régimes et les végétar/liens.

La bigorexie

Cette pathologie caractérisée par une addiction au sport, n'est reconnue que depuis 2011. On la retrouve souvent chez les personnes souffrant ou ayant souffert de TCA (pour garder le contrôle) mais également chez 10 à 15% des sportifs.

 

La problématique est le rapport au sport, et non au nombre d’heures passé à pratiquer.

On retrouve 3 points :
Un besoin irrépressible de pratiquer
Une dépendance psychologique et compulsive à l’effort
Des signes de manque à l’arrêt
La personne se met à organiser sa vie uniquement en fonction de sa pratique. Tout ne tourne plus qu’autour des performances et souvent du poids. Si bien que le sport n’est plus particulièrement plaisant mais surtout un besoin.

Les conséquences sont physiques avec des risques de blessures importantes mais aussi de TCA par manque d’apports compensés par des crises ou une volonté de toujours plus contrôler son corps, ou encore des carences.
Elle conduit également à l’isolement.


Le mérycisme


  C'est la régurgitation volontaire des aliments de l’estomac vers la bouche : l'aliment peut être de nouveau mastiqué. On parle de rumination.
On retrouve souvent ce trouble chez les enfants en bas âge associé à un reflux gastro-œsophagien lors de troubles affectifs.
Chez l'adulte, on retrouve ce syndrome associé à la boulimie et l’anorexie.

 


Le Pica


  C'est la consommation régulières des choses qui ne sont pas des aliments : argile, sable, coton, papier, cheveux etc…
Le diagnostic est posé quand une personne âgée de plus de 2 ans ingurgite des objets depuis au moins un mois. (à l'exclusion du très jeune enfant qui met tout à la bouche au cours de son développement).
Il peut y avoir des complications comme des obstructions, des carences...

 


L’hyperphagie nocturne


  C'est manger de façon compulsive durant la nuit soit de manière consciente soit de manière somnambulique. La cause peut être métabolique et/ou psychologique et/ou consécutive à une trop grande restriction durant la journée.

 


Le mâcher/recracher


  La personne mâche pour avoir le goût, le plaisir sans ingérer de calories. On retrouve souvent ce trouble associé à d’autres comme l’anorexie et la boulimie/hyperphagie.

Dans ces 4 derniers, cas la psychothérapie est la première indication.
On pourra consulter un diététicien si les troubles ont des conséquences comme des carences, de la dénutrition...

Anorexie
Boulimie
Hyperphagie
Orthorexie
Bigorexie
Mérycisme
Pica
Hyperphagie nocture
Mâcher recracher
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